Expositions et salons

Il y a un tel choix d’expositions à voir dans notre capitale, il est difficile de les voir toutes !!
Parce qu’il m’est arrivé d’en manquer certaines que je tenais absolument à voir; car je pensais avoir le temps devant moi; je vous propose un pense bête regroupant les expositions que j’ai envie de voir ou bien celles que j’ai déjà vues. Je tâcherais de mettre à jour la liste régulièrement.
De votre côté n’hésitez pas à faire des commentaires et/ou suggestions.
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Deux liens pour trouver en un clic ou deux les expositions du moment à Paris

Les expositions du mois d'avril

Expositions à Paris

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Les expositions gratuites de l’Hôtel de Ville en 2012

Des moments agréables pour les Parisiens, les passants et les touristes, des expositions toujours plaisantes à voir et revoir.

Sempé, un peu de Paris et d’ailleurs
Commencée fin octobre 2011, cette exposition se terminera le 11 février 2012.

Jean-Jacques Sempé, célèbre dessinateur d’humour français, a su toucher durant plus de 50 ans de carrière toutes les populations et toutes les générations. Il vous invite à voir le monde à travers son regard d’artiste discret et sensible. Plus de 300 dessins originaux, accompagnés de textes de l’auteur, toujours pleins de poésie.

Doisneau, Paris Les Halles
Du 8 février au 28 avril 2012, au Salon d’accueil.

Les Halles, printemps 1964© Atelier Robert Doisneau

La première photo que Robert Doisneau a pris des Halles date de 1933. Il restera fidèle à ce quartier pendant 40 ans, y revenant sans cesse le visiter, le flairer, prendre son pouls, suivre ses mutations et ses nouveautés.

Quand dans les années 1960, les Halles seront menacées, l’inquiétude et la colère de Robert Doisneau le pousseront à tout voir, et à tout photographier. C’est alors que son regard, esthétique et sociologique, deviendra proprement patrimonial.

Cette exposition présentera au public 150 tirages, pour la plupart vintages.

Une salle sera spécialement consacrée aux photographies en couleur des années 1960, permettant ainsi un regard nouveau, aussi bien sur le quartier des Halles que sur l’œuvre de Doisneau.

Avec le témoignage de ce grand photographe du XXe siècle sur l’un des quartiers les plus emblématiques de Paris, la Ville poursuit l’exploration de son histoire et celle de ses habitants.
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Paris, vu par Hollywood
Du 16 mai au 25 août 2012, salle Saint-Jean.

Un Américain à Paris, de Vincente Minnelli, 1950. © Collection Roger-Viollet / Roger-Viollet

Depuis ses débuts, le cinéma américain a représenté la capitale française dans plus de 800 films, que les tournages aient été faits à Paris ou que des parties de la ville aient été reconstituées, réalistes ou fantaisistes, en décors.

Ernst Lubitsch, qui fut un des grands spécialistes de la question, puisqu’il situa une dizaine de ses films à Paris sans jamais y avoir tourné le moindre plan, reconnaissait : « il y a le Paris de Paramount et le Paris de la MGM. Et puis bien sûr le vrai Paris ».

Rythmée par de nombreux extraits de films et réunissant photographies, maquettes de décor, costumes, et affiches, l’exposition se divise en quatre ensembles, quatre moments de cinéma :
le Paris historique du muet,
le Paris sophistiqué de la comédie sentimentale,
l’apogée du Cancan, aux films fous, virevoltants et coûteux,
Hollywood joue enfin dans Paris, depuis les Années 1960.

Hollywood et Paris esquissent ainsi un pas de deux prolongé, qui ne pourrait être interrompu, une sorte de flirt irrépressible s’est tissé, forgeant au fil des films un cliché « typically Paris », exhibé dans la part la plus populaire du public américain comme dans le monde, telle une marque de raffinement et de culture.

Les enfants cachés Déportation et sauvetage des enfants juifs à Paris, 1940-1945
De juillet à octobre 2012, au Salon d’accueil.

Parc à jeux réservé aux enfants et interdit aux juifs. Paris, novembre 1942. © LAPI / Roger-Viollet

16-17 juillet 1942 : à compter de la date de la rafle du Vél d’Hiv, l’âge des enfants juifs ne les protègera plus de la barbarie. 4 051 enfants de moins de 16 ans sont arrêtés et envoyés dans les camps de Drancy, Beaune-la-Rolande et Pithiviers.

Quelques-uns réussiront à en sortir, les autres mourront de privations ou seront gazés à leur arrivée à Auschwitz.

« Survivants », « enfants cachés », « rescapés », les termes sont nombreux pour désigner les enfants qui ont échappé aux déportations. C’est la complexité et la diversité des enfances juives confrontées à la Shoah que l’exposition entend présenter.

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Helmut Newton, beauté, style et cruauté d’un grand photographe-
Au Grand Palais jusqu’au 17 juin 2012

Il n’y avait eu aucune rétrospective de l’œuvre d’Helmut Newton en France depuis sa mort en 2004.

Et c’était d’autant plus surprenant qu’il y avait travaillé notamment pour l’édition française de Vogue, et créé donc une partie conséquente de son œuvre, lui qui avait su restituer avec violence, force, érotisme et beauté ce qu’il voyait et ressentait des rapports sociaux des milieux de la mode, de l’argent et du pouvoir.

Jusqu’au 17 juin 2012, l’exposition Helmut Newton rassemble au Grand Palais plus de 200 images réalisées pour la plus grande part sous le contrôle du photographe, tirages originaux ou vintage : polaroids, tirages de travail de divers formats, œuvres monumentales, notamment dans la section Dressed/Undressed.

Un petit film, réalisé par June Newton, son épouse, est projeté, et des archives de presse viennent également enrichir l’exposition.

Les principaux thèmes newtoniens ponctuent le chemin de l’exposition, comme la mode, les nus, les portraits, le sexe, ou l’humour, souvent avec quelques aphorismes du photographe, cinglants, graves, parfois cruels, et toujours d’une réelle puissance conceptuelle, tels des enseignements que pourrait donner un maître samouraï de l’esthétique.

Pour Pascal Bruckner : « S’il choque ou fascine, ce n’est pas pour avoir inventé le porno chic ou recyclé la quincaillerie SM, ce qui n’est déjà pas mal en soi ; c’est pour avoir introduit une rigueur implacable dans une époque qui valorise la spontanéité et l’improvisation. Le scandale fut esthétique avant d’être érotique. »

– Série Fashion : « Une bonne photographie de mode doit ressembler à tout sauf à une photographie de mode. À un portrait, à une photo souvenir, à un cliché de paparazzi… »
– Section Erotism : « J’adore la vulgarité. Je suis très attiré par le mauvais goût, plus excitant que le prétendu bon goût qui n’est que la normalisation du regard. (…) Les mouvements sado-maso, par exemple, me paraissent toujours très intéressants ; j’ai en permanence dans le coffre de ma voiture des chaînes et des menottes, non pas pour moi mais pour mes photos. »
– Série Portraits : « J’aime photographier les gens que j’aime, ceux que j’admire et ceux qui sont célèbres, surtout quand c’est pour de mauvaises raisons. »
– Section Specials : « J’aime et recherche les réactions. Je n’aime ni la gentillesse ni la douceur. La volonté de provocation ne répond pas au désir de provoquer, mais certains sujets me sont nécessaires afin de créer de nouveaux effets photographiques, de nouvelles tensions visuelles qu’ils m’autorisent. »

Cette œuvre photographique peut aujourd’hui être considérée comme classique à plus d’un titre, car bien qu’elle se soit inscrite à l’intérieur de contraintes, elle laisse apparaître « l’expérience de la liberté, dans ses thèmes comme dans ses formats » et donne à voir « une vision nouvelle et unique du corps féminin contemporain ».

Il avait pourtant dit aussi : « Je ne suis qu’un sbire. Je ne cherche pas les musées ».

Pourtant, il avait fait donation de son œuvre à la France, mais les musées déclinèrent l’offre. Ne la jugeant pas suffisamment artistique ?

Les clichés de Newton laissent parfois percer de vraies amitiés, comme par exemples ceux, limpides, si francs, directs et simples, montrant Yves Saint Laurent lacé, Karl Lagerfeld, toutes fleurs jetées, Andy Warhol, dormant dans son manteau de cuir, ou le trop bel Helmut Berger, un camélia blanc à la boutonnière.

Sa cruauté d’équarrisseur est en revanche à son comble quand il saisit Leni Riefenstahl, prise en 2000 pour Vanity Fair, se repoudrant, le cheveu hirsute et toutes rides dehors ; ou les Wildenstein, en parfaits mafieux, costume ou chemise rayée, suffisants, hautains, pochettes au garde-à-vous, le regard méchant ; ou le tendre Jean-Marie Le Pen, pour The New Yorker, caressant ses attachants dobermans ; ou encore Salvador Dali, perdu dans ses rôles, vieillard intubé en robe de chambre de satin, écrasé au fond de son fauteuil par une grand croix quelconque dont le ruban barre sa poitrine.

Bizarrement, au regard de ses clichés aussi, sa phrase « Ma matière première, c’est la chair humaine » se vérifie encore, tout autant que dans les Nus domestiques ou les photos de muralistes des Dressed/Undressed.

La femme moderne montrée y aura-t-elle gagné en force ou en liberté quelque chose ?

La présentation de l’exposition précise que : « Nues ou en smoking, les femmes de Newton sont puissantes, séductrices, dominantes, jamais glaciales mais toujours impressionnantes, voire intimidantes. Ce sont des femmes qui, fortes de leur révolution sexuelle, assument la pleine liberté de leur corps, sans heurt ni cadre, ouvertes à tous les fantasmes. Ce sont des femmes riches, qui ont conquis le monde et son argent, et vivent dans un raffinement extrême, de leurs robes à leur lit. Luxe, classe et volupté : tel pourrait être l’adage de la Femme newtonienne. »

Le climat social des années à venir ne risquera-t-il pas d’en changer fortement sens, messages et perspective ? Ou de faire encore plus entrer l’œuvre de Newton dans le classicisme d’une époque déjà exotique et un peu révolue ? L’histoire des images évolue si vite.

Grand Palais Galerie Sud-Est, entrée avenue Winston Churchill du 24 mars au 17 juin 2012 10 et 8€.

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